PORTFOLIO
SEARCH
SHOP
  • Your Cart Is Empty!
Mhamid El Ghizlane
Tête de ligne du trafic transsaharien au seizième siècle, Taragalte (ancien nom de M’Hamid el Ghizlane) était l’une des principales villes de la province du Drâa, 
Selon l’historien Jacques Meunié dans son ouvrage « le Maroc Saharien des origines jusqu’en 1670 », Taragalte était peuplée par plus de vingt mille habitants dont environ deux mille de confession juive. 
Elle était située dans la palmeraie sur les rives de l’oued Drâa, fleuve le plus important de la région qui prend sa source au sommet de l’Atlas prés de Ouarzazate et se jette dans l’Océan Atlantique après avoir parcouru plus de mille deux cents kilomètres.
  • Text Hover
  • Text Hover
  • Text Hover
  • Text Hover
La terre y était très fertile, agriculture, pâturage et récolte des dattes permettaient à ses habitants d’y vivre très à l’aise. Les caravanes commerciales ont continué à sillonner le Sahara entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Mali jusqu’au milieu du vingtième siècle. Sa situation géographique en tant que « Porte du Sahara » a été confirmée par SM Mohamed V (grand père de SM Mohamed VI actuel roi du Maroc) lors de sa visite historique en 1958. 
M’Hamid El Ghizlane se trouve à cent kilomètres de la ville de Zagora et quarante kilomètres de la frontière algérienne. Elle est toujours irriguée par l’oued Drâa mais le barrage « El Mansour Edahhabi » construit en 1972 à deux cents kilomètres en amont du fleuve a considérablement réduit l’irrigation de la région. 
Actuellement dix mille personnes y vivent encore, la moitié d’entre elles sont des semi- nomades, qui se déplacent dans un rayon de deux cents kilomètres et l'autre moitié s’est sédentarisée.
 Le manque d'eau depuis la construction du barrage pèse sur l’agriculture et sur l'économie locale et ne permet même plus le développement des activités agricoles de base (céréales, potagers, dattes etc.) qui sont donc de plus en plus réduites. Ce qui explique le niveau très élevé de l’émigration (un quart de la population, surtout les jeunes, a déjà émigré vers les grandes villes). 
Du fait de la proximité des dunes et de la richesse culturelle et naturelle de la Hamada du Drâa, on assiste à un engouement touristique de plus en plus important pour la région. Le tourisme s’est fortement développé depuis ces vingt dernières années offrant ainsi des opportunités de travail pour la population locale aussi bien sédentaire que nomade mais malheureusement cette activité ne reste pas sans conséquences négatives sur l’environnement.
  • Text Hover
  • Text Hover
  • Text Hover
  • Text Hover
Halim Sbai et son équipe se sont promis d’entreprendre un ambitieux projet pour pallier aux lacunes existantes en sensibilisant autant que possible la population locale mais également en alertant les visiteurs sur la fragilité de l’environnement. Un projet de Centre de Tourisme Culturel dans l’oasis de M’Hamid à la lisière des dunes de sable est en phase de voir le jour.
Ce centre viendra compléter son bivouac mobile et les actions déjà engagées (plantation d’arbres, développement des capacités artisanales des femmes, collecte et recyclage des déchets) pour permettre aux visiteurs de s’impliquer et aider ainsi aux effets bénéfiques sur l’environnement.